Seul un autoentrepreneur sur deux déclare un chiffre d’affaires positif
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Si le nombre d’autoentrepreneurs ne cesse de grimper, leur réussite économique est loin de suivre le même chemin. On compte environ 2,50 millions…
Si le nombre d’autoentrepreneurs ne cesse de grimper, leur réussite économique est loin de suivre le même chemin.
On compte environ 2,50 millions d’auto-entrepreneurs (AE) administrativement actifs selon les chiffres de l’Urssaf, soit une augmentation de 12 % en un an. Le nombre d’immatriculations enregistré sur 12 mois diminue de 4,4 % par rapport aux 12 mois précédents. Cette baisse apparaît comme un contrecoup à la forte croissance enregistrée en sortie de crise sanitaire (+ 30,0 % fin juin 2021).
Le nombre de radiations augmente quant à lui de 25,8 %. Ils ne sont qu’un sur deux à être économiquement actifs, c’est-à-dire déclarant un chiffre d’affaires positif (52 % exactement), pour un CA total atteignant 6,4 milliards d’euros. Il reste dynamique (+ 19,7 % sur un an), bien qu’en ralentissement par rapport aux rythmes enregistrés en 2021 après la crise sanitaire (+ 61,3 % sur un an au deuxième trimestre 2021). Le CA trimestriel moyen s’établit à 4 907 euros, soit 7,9 % de plus en un an. C’est 200 de plus que le niveau atteint au quatrième trimestre 2021 qui était le plus élevé depuis la création du dispositif AE.
BTP et commerce au ralenti
Les secteurs des arts spectacles et activités récréatives, es activités sportives et les autres services personnels connaissent des hausses importantes du nombre d’AE économiquement actifs sur un an (respectivement + 36,4%, + 35,0 % et + 30,1%). A l’inverse, les activités de poste et courrier connaissent un fléchissement du nombre d’AE économiquement actifs après les hausses très soutenues de 2020 et 2021 (- 28,7 % sur un an, contre + 90,1 % un an plus tôt). Les secteurs du commerce et du BTP enregistrent des évolutions annuelles modérées, inférieures à 2 % dans plusieurs secteurs du commerce (+ 1,5 % dans le commerce réparation d’automobiles, +1,9 % dans le commerce de détail alimentaire hors métiers de bouche, +1,7 % dans le commerce de détail non alimentaire) et de l’ordre de 3 % dans le BTP (+ 2,8 % pour le gros œuvre, + 2,3 % pour les travaux de finition, + 3,9 % pour les travaux d’installation).
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