Les bureaux de tabac sont prisés
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

La hausse des transactions concernant le métier du buraliste démontre la bonne santé d’un secteur qui a su se réinventer.Premier réseau de commerces de…
La hausse des transactions concernant le métier du buraliste démontre la bonne santé d’un secteur qui a su se réinventer.
Premier réseau de commerces de proximité en France, les buralistes représentent 23 500 points de vente répartis sur tout le territoire. Très dynamique, ce secteur emploie 80 000 salariés et accueille chaque jour 10 millions de clients. Face à la baisse régulière des ventes de tabac (elles ont encore diminué de -6,6 % entre 2020 et 202), le gouvernement a élargi la palette d’activités des buralistes, leur permettant de devenir des commerçants multi-services.
Lieux d’échange
Ils ont par exemple, depuis 18 mois, le rôle de service d’encaissement des trésoreries publiques, dans le cadre du service « Paiement de Proximité », qui permet aux usagers de régler amendes, factures de services publics locaux, ou impôts inférieurs à 300 euros, en espèces ou par carte bancaire.
La pandémie n’a pas ralenti le nombre de transactions de tabacs en 2021, au contraire ! Le Groupe Michel Simond, 1er réseau national de conseil en cession et reprise de commerces et entreprises, a enregistré une augmentation du nombre de ses ventes de près de 41%. Le nombre de nouveaux mandats confié au cabinet a augmenté de +11%. Des chiffres sans précédent pour ce secteur d’activité.
Boosté par la revalorisation du métier, devenu synonyme de lien social et de services de proximité, mais également par sa bonne rentabilité et l’envie de reconversion de bon nombre de Français à la suite de la crise, le nombre de nouveaux acquéreurs a bondi en 2021 avec une augmentation de +37,5%
Lieux d’échanges, les bureaux de tabac contribuent, à leur façon, à la vie économique et sociale des quartiers et villages. 41% des buralistes exercent dans des communes de moins de 3 500 habitants et 42% de leurs clients ne consomment pas de tabac.
« Dans ce contexte encore morose, l’année 2022 s’annonce très positive pour ce secteur, de plus en plus prisé et présent principalement dans des zones touristiques qui ont connu un fort regain d’attractivité avec la pandémie. L’explosion du nombre de personnes qui ont voulu changer de vie a également profité à ce secteur.» explique Vivien Boualem, Directeur Réseau du Groupe Michel Simond.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Retards de paiement : le hold-up silencieux qui étouffe les TPE (et la vague ne retombe pas)
Les patrons de TPE et les indépendants n’ont pas signé pour devenir des banques. Pourtant, depuis des mois, les retards de paiement s’allongent et transfèrent la trésorerie des plus petits vers les plus gros. Les chiffres (Altares, Banque de France, DGCCRF) confirment une dégradation, pendant que les défaillances d’entreprises restent à un niveau record. Et sans électrochoc, le mécanisme est appelé à durer.
3 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
La facturation électronique n’est plus une “réforme à venir” : c’est une échéance qui arrive vite, et qui va toucher toutes les entreprises, y compris les TPE et les indépendants. Dès le 1er septembre 2026, chacun devra être en capacité de recevoir des factures électroniques ; puis au 1er septembre 2027, les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures selon les nouvelles règles. Attention : envoyer un simple PDF par email ne suffira pas. La réforme impose le passage par des plateformes et des formats structurés, avec des informations plus précises (SIREN du client, catégorie d’opération, etc.). Pour les petits patrons, le sujet n’est pas “informatique” : c’est une question de trésorerie, de temps gagné (ou perdu), et de conformité. Le bon réflexe ? Ne pas attendre 2027. Dès maintenant, il faut nettoyer sa base clients, vérifier son logiciel de facturation, choisir une plateforme adaptée, et tester un circuit complet du devis jusqu’au paiement. L’objectif n’est pas de devenir expert, mais d’être prêt sans stress, sans rupture, et sans mauvaises surprises.
25 février 2026



Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte